24h du mans 2017

24h du mans 2017

24h du mans 2017

24h du mans 2017

vendredi soir

Vendredi soir avait lieu la traditionnelle visite des stands qui nous a permis de présenter au public ce que l’on fait tout au long de l’année pour pouvoir participer aux 24 heures du Mans.

hommage

Un hommage de la 119 à Anthony Delhalle :

Louis Rossi et son copain Alexis Masbou 

Vincent Houssin en pleine séance d’autographes

Louis interviewé par Bruno Vandestick

Louis Rossi et son copain Alexis Masbou :

La soirée se termine avec quelques essais de ravitaillement afin d’être complètement au point pour la course.

Samedi matin

Le Warm – Up se déroule sans problème et les pilotes sont dans un bon rythme :

C’est la moto de course qui est utilisée pour valider tous les réglages et faire une dernière vérification.

Nous approchons de l’heure de la mise en place :

La moto part de la 27e place et c’est le meilleur classement pour Slider Endurance depuis sa création. C’est déjà une belle performance étant donné le niveau cette année, avec la présence de pilotes de renom.

Charles Diller en tenue au cas où, avant le départ de Vincent.

L’équipe travaille d’arrache pied sur la fin de la déco ! Au retour du contrôle technique, il faut modifier l’alimentation des numéros LED car il y a un défaut de retour de masse

La journée se termine à 3h jeudi matin suite à une reprise complète de la géométrie de la moto afin de remettre à zéro le setting. Il y a eu une tentative de réparation de la télémétrie qui a échoué à cause d’un capteur arrière.

Jeudi 16 avril

Une grosse partie mécanique s’impose sur la moto avec la dépose et la repose de bras oscillant modifié spécialement pour la course. Ce dernier ne pourra finalement pas être monter suite à une erreur de cotes. Fin de chantier la mardi matin à 5h.

Pendant les qualifications, on effectue un changement du maître cylindre PR14 Beringer car le levier venait en butée ainsi que le changement des pneus. Aucune améliorations des chronos n’a été constaté car le châssis ne le permettait pas.

Pendant les qualifications du 4e pilote (que nous n’avions pas), il a fallu prendre une décision importante et difficile pour les Teams Slider Endurance et GECO, celle de retirer la roue homocinétique de la moto, au niveau du bras oscillant.

Le faible délai entre la fin des qualifications et le début des essais libres de nuit obligatoires oblige l’équipe technique à travailler d’arrache pied de 18 à 21h ! La moto s’élance à 21h15.

Les pilotes ont pour consigne de ne pas trop solliciter la moto et de bien effectuer leur tour lancé obligatoire.

Un contrôle rigoureux de la moto a lieu entre chaque changement de pilote et on peut noter une amélioration significative du train arrière. Pas d’anomalies avant le départ d’Alex qui n’a pas pu finir son tour lancé suite à la casse du tendeur de chaîne gauche.

Ce tendeur a du céder suite aux à-coups de la chaîne créés par la suppression de la roue homocinétique. Chute d’Alex sans gravité autant pour le pilote que la structure de la moto mais pas mal de travail à faire pour les mécaniciens afin de remettre cette dernière en état.

Une nouvelle fois, dépose du bras oscillant afin de modifier le passage de chaîne.

Découpe du bras :

Puis pose d’un renfort avant d’aller le faire souder par le soudeur du Team METISS. Un énorme merci à lui pour nous avoir aidé si tard dans la nuit !!

Il soudera également le tendeur de chaine qui avait cassé.

Beaucoup de temps fut passé pour réparer le réservoir aluminium et effectuer les réparations résine des carénages.

Fin d’intervention et de contrôle vers 5h vendredi matin. Les mécaniciens sont fatigués et tiennent le coup grâce au percolateur qui délivre du café à volonté et à la sono qui diffuse du Nirvana et autres AC/DC dans le box. Tout cela en tenant compte des autres équipages en pensant à toujours bien fermer les portes pour atténuer les bruits mécaniques, marteaux, meuleuse et compresseur.

Vendredi 17 avril

Fin de préparation de la moto et un dernier contrôle est effectué avant les qualifications.

Au moment du départ, il y a eu un problème électrique dans le box. Il a fallu du temps pour remettre le secteur en marche et Vincent a dû partir avec des pneus tièdes, les couvertures n’étant plus alimentées !

Et sur cette photo du vendredi matin, la trajectoire de la chaîne sans la poulie :

Et le résultat est que Charles améliore d’une seconde son chrono !

De son coté, Alex améliore de quelques dixièmes malgré l’appréhension suite aux différentes chutes dont il a été victime.

Nous sommes qualifiés à la 52e place sur grille de départ.

Lors des derniers essais, nous constatons alors une souplesse beaucoup trop importante sur la roue avant et un abandon pourrait être envisageable mais comme nous ne sommes pas du genre à se résigner, nous étudions toutes les options pour rigidifier l’avant sans risques pour les pilotes.

Mais pour l’instant, il est temps de poser le carénage propre pour exposer la moto lors de l’ouverture des stands au public à 18h.

Les pilotes signent les affiches et les filles s’exposent avec la moto (avec les chaussures qui vont bien..) !

Il y a également les interviews :

« La moto manque de développement pour aborder une compétition d’un tel niveau.
Le Team est malheureusement pénalisé par le fait d’avoir récupéré la moto seulement 5 jours avant les essais des pré-Mans. Le prototype n’avait alors que 2200 kilomètres au compteur pour en afficher à peine 3000 aujourd’hui. Quelques problèmes de comportement de la moto sont difficiles à analyser lié à une panne sur la télémétrie.
Nous abordons cette 38e édition des 24 Heures Moto en s’appliquant à cerner les causes des différents problèmes rencontrés afin que Eric Offenstad (dit « pépé ») puisse continuer son développement. »

Mickael Lecouturier.

« Beaucoup d’ennuis ont empêché l’amélioration tant attendue des chronos. En effet, il y a 15 jours, une moto superbe de l’avant laissait espérer tourner entre 1’40 et 1’41 ! Nous sommes à 3 secondes de ces temps aujourd’hui.
A noter également une chute hier qui a engendré des réparations conséquentes et a empiété sur le capital temps « développement ». Nous allons mettre à profit ce week-end de course pour recueillir un maximum d’informations sur le comportement de la moto. »

Eric Offenstadt

En cours de soirée et après la fermeture des stands au public, la décision est prise de fabriquer un rigidificateur basculeur avant avec une plaque alu de 16 mm d’épaisseur. Découpe précise et fraisage avec tour conventionnel réalisé par Vincent et Laurent !

Le box est en effervescence, tout le monde effectue sa tache, ici Laurent au tour :

Le Team met en place la pièce de renfort fraîchement usinée et effectue le remontage du train avant avec d’énormes précautions. Fin de l’intervention et de contrôle vers 5h30 samedi matin.

samedi 18 avril

Grosse matinée ce samedi avec un nouveau contrôle de la moto ! Mais malgré le montage de la pièce de renfort en alu 16 mm, le problème est toujours persistant.

Connaissant le problème, le Team manager Mickael donne son avis en tant que pilote et ne tenterait pas un essai probablement inutile et dangereux pendant le warm-up, mais autorise les pilotes à faire un essai s’ils le souhaitent.

Beaucoup de visites de personnalités ce samedi matin dans le box de Slider Endurance ! Les discussions vont de bon train entre Michel, Pépé, Christian Sarron, Pierre Geffrin, Eric De Seynes !

Les pilotes essayent la moto lors du warm-up pour effectuer un dernier ajustement des réglages :

Le comportement est légèrement amélioré mais du dribble au freinage est apparu. Cela est certainement du à la pose de la plaque de rigidification qui empêche tout travail latéral.

Les résultats espérés n’étant pas au rendez vous, le premier pilote, Vincent, a pris le départ à 15h avec pour consigne de rentrer après quelques tours si la moto ne permet pas de conserver un rythme suffisant pour la sécurité des pilotes et des participants.

Abandon à 15h05’36 »

Malgré des résultats en demi-teintes, cette expérience fut très enrichissante. Nous aurions bien sûr voulu aller bien plus loin mais la moto dans sa configuration actuelle ne nous le permettait pas.

Le Team manager et le chef mécanicien ont donné 3 axes d’améliorations qui seront pour nous obligatoires afin de continuer notre participation avec la GECO au championnat du monde d’endurance.