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Compte rendu des 24 heures du Mans 2017 :

Pour ceux qui ont manqué le début de l’aventure :

Les essais Pré-Mans : http://sliderendurance.fr/essais-pre-mans-slider-endurance/

Le début de la semaine au Mans : http://sliderendurance.fr/24-heures-mans-2017-preambule/

Les premières séances de qualification : http://sliderendurance.fr/24-heures-mans-2017-premieres-qualifications/

Les dernières qualifications : http://sliderendurance.fr/24-heures-mans-dernieres-qualifications/

Vendredi soir avait lieu la traditionnelle visite des stands qui nous a permis de présenter au public ce que l’on fait tout au long de l’année pour pouvoir participer aux 24 heures du Mans.

L’équipe est en forme !

Un hommage de la 119 à Anthony Delhalle :

Louis Rossi et son copain Alexis Masbou :

Vincent Houssin en pleine séance d’autographes :

Louis interviewé par Bruno Vandestick :

La soirée se termine avec quelques essais de ravitaillement afin d’être complètement au point pour la course.

Samedi matin, le Warm – Up se déroule sans problème et les pilotes sont dans un bon rythme :

C’est la moto de course qui est utilisée pour valider tous les réglages et faire une dernière vérification.

Nous approchons de l’heure de la mise en place :

La moto part de la 27e place et c’est le meilleur classement pour Slider Endurance depuis sa création. C’est déjà une belle performance étant donné le niveau cette année, avec la présence de pilotes de renom.

Charles Diller en tenue au cas où, avant le départ de Vincent :

L’équipe va se placer sur la grille de départ :

Les pilotes sont prêts à en découdre !

Ils sont concentrés :

Mais pas stressés non plus !

A suivre la présentation des équipes, dans la bonne humeur :

Vincent attaque directement en gagnant 3 places et fait une bonne partie de son premier relais en 24e position.

Le reste de l’équipe suit attentivement sa progression sur l’écran dans le box :

Nous retardons le ravitaillement et rentrons au stand 2 tours après la plupart des équipages devant nous.

A ce jeu nous pouvons espérer faire un ravitaillement de moins sur la course.

Au bout d’une heure nous pointons à la 16e place et Charles prend son relais.

Nous repartons 21e et Charles remonte la moto à la 14e place.

Louis prend son relais après un changement de pneu et réalise tous ses tours en petits 39.

A la fin de son run, il rend la moto à Vincent en 14e position.

Vincent s’élance pour son 2e relais :

Depuis le premier relais où Vincent avait prévenu qu’il y avait un problème avec la boite de vitesse , les autres pilotes confirment et rapportent une difficulté pour passer la 4e.

Vincent qui régulait en petits 40 dans son 2e run a fini par rentrer et nous annoncer que les vitesses ne passaient plus du tout.

Nous entamons immédiatement le démontage pour diagnostic, mais après la dépose de la cloche d’embrayage, la partie sélection apparaît intacte. Il s’agit donc d’un problème interne et il faut compter 1h30 de réparation dans le meilleur des cas. Dans ces conditions, l’objectif de classement devient irréalisable. Aujourd’hui Slider Endurance était venu pour faire une place, alors relancer les pilotes en bons derniers sans possibilité de remonter, ne se présentait pas comme quelque chose de censé.

Au delà des risques humains, la course coûte une fortune en pneus et essence, nous avons donc dû prendre la dure décision d’abandonner.

La déception est sur tous les visages mais pour remonter la pente immédiatement, le team a eu droit à un verre de l’amitié avec Louis Rossi.

Depuis la création de Slider Endurance, nous avons malheureusement déjà dû faire face 4 fois à ce cas de figure, mais le taux d’abandons reste faible par rapport aux nombres de participations.

La première année d’engagement, nous avions explosé un moteur à 7h30 le dimanche matin, les ¾ de la course passés, et ce fut déjà une expérience douloureuse.

Ensuite pas mal d’années sans abandons jusqu’en 2009 avec une chute spectaculaire dans la courbe Dunlop.

La moto avait fait 3 ou 4 tonneaux, nécessité 45 minutes de remise en état, puis repris la piste avec toutes les pièces remplacées, exceptés le cadre, moteur et bras oscillant.

La moto donnait des alertes inquiétantes au niveau du châssis et nous avions dû abandonner pour la sécurité des pilotes.

Puis la première année où notre pilote Charles Diller est venu nous rejoindre pour sa première participation aux 24 heures du Mans, Alexandre Ayer s’était fracturé un poignet dans la Dunlop avant minuit, le 3e pilote Mickaël Lalevée , ancien champion du monde, avait du mal à se faire à la moto, l’abandon avait donc été la seule issue raisonnable, pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui.

On peut exclure de la liste la participation avec le GECO qui était un abandon programmé.

Et enfin ce week-end, nous avons malheureusement dû signer la feuille d’abandon.

L’avantage pour une structure comme la nôtre d’avoir à abandonner à ce stade de la course (fin de la 3e heure) est surtout financier. Même si le budget pneus a été entamé de 50%, il est beaucoup plus dur d’abandonner le dimanche matin, car pour le même résultat, les dépenses ne sont pas du tout les mêmes.

La venue de Louis Rossi s’est faite un peu bizarrement. Au début le team manager, Mickaël Lecouturier, n’était pas trop chaud, pensant que notre structure n’était pas adaptée pour accueillir un pilote international de renom. Mais le choix de Louis s’est portée sur notre équipe, certes moins professionnelle, mais tout aussi déterminée et qui est seule maître à bord. Louis est alors entré dans la famille, cela a été une aventure exceptionnelle, tant sur le plan humain que sportif. Pour la famille Silder cela aurait été impossible dans un cas de figure normal si Louis n’avait pas vécu ses mésaventures en 2016.

Il a apporté une façon quelque peu différente de travailler et sa présence a galvanisé les 2 autres pilotes.  Vincent Houssin avait déjà pris de l’avance, lors du week-end de FSBK au Mans, où il avait gagné 1 seconde 1/2 par rapport à 2016. Louis a également procuré des informations techniques qui ont été bénéfiques à tous et a pu apporter quelques conseils extérieurs de la part de quelques pointures du milieu professionnel.

Ces informations pour la mise au point de la moto ont servi les 3 pilotes à partir de la seconde qualification, qui ont validé ces réglages pour la course.

Malgré la frustration de n’avoir fait que 3 heures de course, interrompue en raison d’un problème mécanique, le team Slider Endurance est ravi d’avoir fait rouler Louis Rossi et aimerait bien le garder, même si on lui souhaite de trouver une structure digne de son talent.

La venue de nouveaux partenaires pourrait nous permettre de pérénniser cet équipage, qui nous permettrait d’atteindre un podium Stocksport.

Sur ce, Féfé, tu peux fermer le rideau pour cette fois.

 

Nous remercions tous nos partenaires, tous les soutiens bénévoles, et tous les pilotes inscrits à nos journées de roulage qui participent ainsi à l’aventure.

 

vale