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L’équipe est venue s’installer le lundi et a pu profiter des essais libres du mardi.

Le mercredi matin a été consacré à la préparation et à l’astiquage des motos, pour les présenter au contrôle technique. Ce fut une formalité, elles sont acceptées dans la foulée et nous avons eu d’agréables remarques sur l’éclairage de la moto, comme quoi c’était magnifique et très lisible pour être repéré la nuit !

Nous avons ensuite été dans le centre ville du Mans, près de la cathédrale sur la place des Jacobins pour exposer la moto une partie de l’après-midi.

C’était sympa de pouvoir visiter la ville car depuis 15 ans on se cantonne plutôt à rester sur le circuit !

Mercredi soir le team a fait des essais de ravitaillement :

Sous la direction du team manager : Mickaël Lecouturier :

 

Nos pilotes pour cette 40e édition des 24 heures moto du Mans sont :

Charles Diller :

Vincent Houssin :

Charles Geers :

Jeudi matin début des essais libres encourageant malgré beaucoup de drapeaux rouges !

Charles Diller :

Vincent Houssin :

Charles Geers :

Malheureusement Charles Geers, en évitant une tâche d’huile à l’entrée du chemin au bœuf et suite à un changement d’angle brutal, fait décrocher l’arrière et part en high side. Il s’est blessé et a légèrement endommagé la moto. La machine est réparée rapidement pour pouvoir la présenter aux qualifications car Charles pense être opérationnel pour effectuer sa série.

Pendant ce temps, le reste des essais libres est effectué avec la moto prévue pour la course et cela nous permet de valider les réglages qui sont somme toute très proches de ceux de la première machine, celle prévue pour les qualifications.

A l’heure des qualifications 1 de l’après midi, la moto est réparée et c’est Charles Diller, pilote bleu, qui se lance en premier avec des chronos très encourageants !

Il nous a honoré avec un tour en 1’39’996 en fin de séance. La moto était montée en pneus course et non pas de qualification, ce fut une grande satisfaction pour l’équipe mais également personnelle, car c’est toujours un cap difficile de passer sous les 1’40’00.

Le 2e à se lancer en qualification est Charles Geers, le blessé du matin, qui nous inquiète car depuis la chute il boîte énormément. Il effectue un premier tour lancé en 47 mais rentre immédiatement suite à un drapeau rouge.

Lors de la série suivante il rentre immédiatement car la douleur est trop importante et nous préférons donc arrêter la qualification maintenant plutôt qu’il aille se blesser à nouveau.

Le dernier pilote à se lancer pour les qualifications est Vincent Houssin.

On l’avait ménagé afin qu’il puisse se remettre au mieux de ses blessures causées lors de l’épreuve de l’European Bike, 15 jours auparavant. Malheureusement les blessures sont bien présentes et il ne réalise que 41. 4, loin de son objectif et même en fin de séance il ne peut améliorer à cause des douleurs trop intenses.

Finalement pour ces qualifications la moto n’est pas parfaite mais tourne tout de même sur un rythme très intéressant avec Charles Diller. Par contre nous sommes déjà presque sûrs que nous devront trouver deux autres pilotes pour remplacer Charles Geers et Vincent Houssin. Demain à l’issue des qualifications, ils risquent fort de ne pas être suffisamment remis pour aborder les 24 heures dans de bonnes conditions.

Suite à la chute de la moto, nous avons démonté le réservoir, puis la vanne Staubli et contrôlé son bon fonctionnement. On a purgé ce qu’il restait dans le réservoir, on l’a nettoyé, on a démonté la pompe puis vérifié son état. Le réservoir a ensuite été refermé puis éprouvé, c’est-à-dire qu’on a injecté de l’air dedans et vérifié avec de l’eau savonneuse sur la partie haute, là où c’est cabossé, qu’il n’y avait pas de fuite. Il restait maintenant à vérifier l’étalonnage du réservoir, car suite au choc il est probable qu’il contienne moins qu’au départ et nous devons avoir entre 23 litre ½ et 24 litre de disponible, afin de pouvoir ensuite réaliser les consommations sur les prochains relais.

Nous avons donc ensuite préparé les essais de nuit en lançant les deux pilotes blessés en début de session et il a été très très dur physiquement pour eux de maintenir un rythme cohérent. Ils ont fait très peu de tours chacun puis nous avons continué à travailler sur le châssis sur le R1 de façon à aborder les petites imperfections qui restaient.

Charles Diller :

Cela nous permettra d’attaquer les qualifications dans les meilleures conditions. On monte crescendo dans l’amélioration des chronos mais nous n’avons pas fait un temps très intéressant dans l’absolu. Cependant nous étions dans les 12-15 premiers pilotes qui roulaient à ce moment là, donc c’était très encourageant pour la course !

Vendredi matin, au réveil, visite de Gérard Jolivet !

Qualifications du vendredi matin : On fait partir Charles Diller avec un pneu de vitesse et il retrouve tout de suite ses chronos de la veille.

Avec les améliorations châssis, il est tout de suite dans un rythme très intéressant et, dans la deuxième partie de sa qualification où il roule toujours avec un pneu de vitesse (un pneu qui est prévu pour une vingtaine de tours), il améliore son Chrono de 4/10 en seulement 3 tours. C’est son meilleur chrono absolu ici mais on se retrouve maintenant avec un problème de garde au sol car il fait toucher les protections de carter toutes neuves !

On lance ensuite Charles Geers qui est encore bien meurtri de sa blessure de mardi matin. Il a quand même beaucoup de difficulté à poser son pied au sol. On lui demande, dans la mesure du possible, de nous faire un chrono qui nous permettra de ne pas être trop handicapé pour la place sur la grille de départ qui sera calculée avec la moyenne des trois pilotes.

L’objectif est de faire un 42 mais dès le premier tour lancé il nous sort un 42’8 donc le job été déjà presque fait ! Il n’était pas prévu qu’il fasse d’autres tours mais il a persévéré et il termine avec un 41’9 puis un 41’3. Mission accomplie !

C’est ensuite au tour de Vincent Houssin de se lancer avec un peu de retard comme nous avons dû intervenir sur la moto après avoir décelé un petit problème technique. Mais il a pu se lancer quasiment dès le début de la qualification et il a pu améliorer son chrono en trois tours pour finir en 1’40’8. Le progrès est significatif car il est quand même encore beaucoup endolori par sa chute de l’European Bike. Une chute à l’entrée de la chapelle va l’empêcher d’améliorer son chrono, il n’est pas blessé, juste un pansement de plus parmi les autres, et la moto est légèrement endommagée. Mais on s’affaire à la réparer et à la préparer comme mulet pour la course.

Vendredi soir se tenait la visite des stands :

Signatures des pilotes :

Une fois de plus les plus jolies filles étaient chez Slider !

Team Slider Endurance :

Samedi matin pour le warm up nous acceuillons les deux nouveaux pilotes:

C’est Charles Diller qui s’élance le premier pour 4 tours, afin de vérifier un nouveau réglage châssis. Il doit aussi valider un réglage important au niveau de l’électronique avec un traction control plus intrusif ainsi qu’une map moteur qui lui permet d’avoir une dégradation de couple, ceci afin d’avoir une moto plus onctueuse et plus facile à piloter. Il effectue ses 4 tours pour valider les réglages et c’est lui qui prendra le départ à 15h. Seulement après sa séance, il ne reste plus que un gros quart d’heure par pilote pour faire rouler les deux nouveaux. C’est le Polonnais Daniel Bukowski qui se lance en deuxième et il roule rapidement en 1’43. Il semble assez satisfait de la moto.

C’est ensuite Eddy Dupuy qui profite de son quart d’heure de warm-up et nous lançons une dernière fois Daniel pour équilibrer à peu près le temps entre les deux pilotes. Pendant le run de Daniel les 2 autres pilotes échangent leurs informations et leurs ressentis :

Echange d’informations au retour de Daniel :

Les filles sont à leur poste :

Les chronos obtenus sont tout de même assez loin de ce que l’on espérait obtenir avec nos pilotes originaux mais on se dit que ces pilotes ont un bon niveau et les chronos devraient descendre pendant la course. En ce qui concerne les maps moteur, c’est validé mais au niveau des réglages châssis, nous revenons un peu en arrière. On avait relevé un peu la moto pour gagner en garde au sol mais on s’est retrouvé avec une usure pneumatique prématurée et ce sont donc les réglages qualifications qui ont été remis, en se disant que les pilotes adapterons leur pilotage en mettant un peu moins d’angle.

Il est temps de rentrer la moto et de faire le débriefing :

On se prépare ensuite pour la course avec pas mal d’appréhension suite au fait d’avoir de nouveaux pilotes. Nous n’avons pas pu faire entièrement la procédure de vérification des consommations et nous manquons de retour sur l’usure des pneumatiques avec ces deux pilotes, la longévité des pneus variant en fonction du pilotage. Une complication également au niveau de la communication même si Daniel parle très bien anglais, il nous faut souvent une tierce personne pour faire l’ interprète.

La course : c’est donc Charles qui prend le départ en 42e position !

Ici nos 3 pilotes sur la grille de départ avec leurs compagnes :

Charles, chouchouté par ses umbrella girls, est concentré pour son départ :

Attention ça ne va plus tarder !

Malheureusement Charles cale et perd pas mal de places.

Il boucle son premier tour en 50e position mais il ramène la moto à la fin de son premier relais aux environs de la 24e place.

Pour le deuxième relais, c’est Daniel qui se lance et il tourne à 1 ou 2 secondes des chronos de Charles Diller.

Malheureusement aux 2/3 de son run, il pose la moto sur le côté gauche à l’entrée de la chicane Dunlop. Mais comme la machine n’est pas endommagée, il ne rentre pas et termine son run en ne perdant que 25 secondes.

Les runs s’enchainent, Charles Diller :

 

Eddy Dupuy :

Charles à la tombée de la nuit :

Mais il y avait quelques petits dégâts invisibles comme un caillou qui a dû venir endommager le capteur de vitesse de la roue arrière, rendant inutilisable toute l’électronique de la moto. Il y a également un porte fusible qui a claqué et cela nous a occasionné une panne d’éclairage sur la moto. On peut voir ici Charles naviguer dans le noir :

Nous en avons profité pour faire un ravitaillement anticipé roue avant / roue arrière, puis réparer cette panne d’éclairage . Nous n’avons perdu que 2 minutes supplémentaires par rapport à un ravitaillement classique, le choix était donc judicieux de faire cette intervention à ce moment-là. Nous étions retombés à la 43e position mais depuis la moto remonte et nous sommes en 26e position, avec des chronos qui tournent autour de 1’42.

Nous progressons tranquillement jusqu’à la 21e place, avec bon espoir de rentrer dans le premier tableau, mais suite à des douleurs au niveau de l’avant-bras, nous avons dû écourter un relais et cela a quelque peu bousculé notre tableau de marche.

Eddy :

Daniel :

Charles :

Après un réajustement de ce tableau où on a quand même perdu quelques places, on se retrouve à batailler aux alentours de la 23e place sans grand espoir de pouvoir passer sur le premier tableau. Nous continuons donc la course sur un bon rythme en maintenant les écarts, sachant que la moto de devant est à environ 4 tours, on ne peut pas faire grand-chose. Nous rentrons donc dans une course d’attente puisque les motos derrière sont également à deux ou trois tours, afin de garder un rythme suffisant mais sans prise de risque inutile.

Daniel au lever du jour :

Le fait d’être devant le SERT va redynamiser l’esprit de compétition de toute l’équipe, toujours occupée à se battre pour la 23e place.

Elle a tout mis en œuvre pour rester devant un des ténors du plateau!

Charles Diller :

Eddy Dupuy :

Nous envoyons ensuite Charles pour le dernier relais qui doit durer 1h20, avec un ravitaillement prévu à peu près au milieu.

Mais ce fut un peu trop long pour Charles et l’équipe, voyant ses chronos augmentés, a préféré qu’il rentre et qu’il soit remplacé par Daniel qui ralliera l’arrivée. Ce fut donc une expérience extraordinaire pour Daniel, lors de sa première participation au 24 Heures, d’avoir le privilège de passer la ligne d’arrivée. Contrairement à ses coéquipiers sur l’autre moto, lui termine la course.

Toute l’équipe est présente pour accueillir son pilote :

Nous sommes toujours à la 23e position :

Suite à cela les motos sont conduites en parc fermé et nous apprenons que la moto va subir un contrôle.

Notre machine est validée conforme.

Plus de photos sur la page facebook du team

ou sur Valé TTL World 

Merci à toutes et à tous de nous avoir soutenu tout le long de ces 24h du Mans.
Merci à celles et ceux qui ont eu la possibilité de venir nous encourager.
Merci à nos partenaires.
Merci à nos pilotes.

Cette 23ème place, devant une équipe championne du monde, c’est aussi la vôtre !

valé